Sommet sur l'itinérance : Duhaime et Marois, le couple de l'été
On a vu des choses étranges en politique québécoise. Mario Dumont qui devient chroniqueur. Legault qui parle d'immigration sans transpirer. Mais le ralliement d'Éric Duhaime à Pauline Marois sur la question de l'itinérance, ça, personne ne l'avait sur sa carte de bingo de 2026.
Pauline Marois, rappelons-le, a quitté la vie politique active il y a une décennie. Duhaime, lui, dirige un parti dont la base militante considère généralement que l'itinérance se règle avec un billet d'autobus vers Vancouver. Pourtant, les voilà côte à côte, à hocher la tête en cadence, comme deux beaux-parents forcés de poser ensemble au mariage.
La logique politique tient sur une serviette de table. Duhaime cherche une crédibilité sociale. Marois cherche une tribune. Le sommet cherche du monde dans la salle. Tout le monde repart content, sauf, évidemment, les personnes itinérantes, qui, elles, n'étaient pas invitées à se rallier à quoi que ce soit.
Le communiqué officiel parle de « consensus transpartisan ». En coulisses, un organisateur résume mieux la chose : « On avait deux chaises libres, pis y'avait deux personnes qui voulaient passer aux nouvelles. »
Prochain sommet annoncé : la crise du logement, où l'on attend Maxime Bernier et Françoise David sur la même estrade. Le buffet sera léger.